Les assureurs accusent les enseignes spécialisées non agréées d'alourdir la note de leurs clients avec leurs offres promotionnelles. Ils défendent les justes prix pratiqués dans leur réseau de partenaires.

Des coups marketing rendus possible grâce à la loi Hamon de 2014, qui a sanctuarisé pour le consommateur le libre choix du réparateur. A tel point que France assureurs s’est indigné de la situation dans les colonnes du Parisien-Aujourd’hui en France. «En regardant en détail les factures présentées aux assureurs , les différences peuvent être de 50 %, a mis en garde le directeur général de la fédération, Franck Le Vallois. Ces différences troublantes de factures sont supportées par les assureurs, qui sont obligés d’accepter le choix du réparateur par leur assuré, dit-il. »

Pour contrer le renchérissement des sinistres, Generali souhaite donc développer le recours à des réparateurs agréés « afin de trouver un équilibre entre le juste prix et la satisfaction», indique Thierry Cassagnères. Outre un maillage géographique plus dense, c’est la grille tarifaire proposée par ce réparateur qui a convaincu l’assureur. Mais comment inverser la vapeur auprès d'assurés attirés par ces cadeaux ?

« L’enjeu est de faire la démonstration réelle de nos engagements via nos réseaux de garages et de réparateurs agréés, précise le directeur indemnisation de Generali France. En cas de malfaçon par exemple, nous leur expliquons que nous avons une marge de manœuvre uniquement avec un réparateur agréé».

Source : L'ARGUS DE L'ASSURANCE L 25/11/2022 à 16h50