Les CGP veulent se mettre à la prévoyance

Le dernier baromètre du marché des CGP publié par BNP Paribas Cardif confirme l’excellente santé de la profession, et ce malgré le contexte économique incertain. Cet optimisme s’explique en partie par de nouvelles opportunités de développement : la retraite et la prévoyance.

« Les conseillers en gestion de patrimoine vont bien, très bien même », commentait Pascal Perrier, directeur des réseaux CGP - courtiers et e-business chez BNP Paribas Cardif lors de la présentation des résultats de la 16e édition du baromètre du marché des CGP. Malgré ce contexte macroéconomique inédit, 97 % des CGP estiment que leur profession se porte globalement bien. « C’est un niveau record qui en dit long sur leur résilience et le positivisme sur l’état de leur business », complète Pascal Perrier. Cet optimisme, détonnant dans une conjoncture dégradée, s’explique par plusieurs facteurs selon Pascal Perrier.

Même si les clients se disent inquiets, « les stocks d’épargne à investir sont toujours là et les CGP gagnent des parts de marchés année après année. » Une situation à mettre en perspective avec une image de la profession qui s’améliore année après année et «
notamment depuis la crise du Covid où les CGP ont été particulièrement présents pour leurs clients », rappelle l’expert. Le fonds euros ne sera davantage poussé que par 14 % des sondés alors que 33 % disent vouloir moins le proposer à leurs clients. En complément de l’assurance vie « qui représente entre 85 et 90 % de leur activité » rappelle Pascal Perrier, les CGP entendent se lancer dans la prévoyance et accélérer sur la retraite.

« Ce sont des axes de développement forts pour la profession qui aujourd’hui distribue très peu de prévoyance et de retraite collective alors que beaucoup de leurs clients sont des TNS ou des chefs d’entreprise. Se lancer dans ces activités est un vrai axe de diversification », confirme le directeur des réseaux CGP - courtiers et e-business chez BNP Paribas Cardif. Concrètement, les sondés sont 41 % à vouloir renforcer dans leur portefeuille la part de la retraite individuelle, 26 % celle de la prévoyance individuelle, 25 % celle de la retraite collective et 15 % celle de la prévoyance collective. « Le sujet de la concentration du marché est sur la table depuis 4 ou 5 ans », rappelle Pascal Perrier. « La profession gagne des parts de marché, sa visibilité s’accroît et les fonds d’investissement s’y intéressent logiquement »

Source : L’ARGUS DE L’ASSURANCE LE 22/09/2022 à 11h32